Présentation

Association d’aide aux victimes
et aux organisations, confrontées
aux Suicides et Dépressions Professionnels.

La souffrance au travail: 

Un salarié sur trois déclare éprouver une souffrance au travail. Les suicides et les dépressions professionnels qui parfois en découlent prennent une ampleur inquiétante.

Au delà des statistiques, syndicalistes, experts, médecins, inspecteurs du travail, acteurs pouvant être eux-mêmes parfois victimes, témoignent chaque jour de la réalité et de l’ampleur du problème.

Les causes de ces suicides et dépressions professionnels sont liées aux organisations du travail et au mode de gouvernance des entreprises.

Les salariés confrontés à ces organisations du travail délétères se disent démunis, seuls, et parfois se considèrent « coupables » de la situation.

Ces situations déclenchent des troubles psychiques et peuvent notamment conduire à la dépression, voire au suicide. Or comme il s’avère souvent impossible de mesurer ou quantifier la part qui revient au travail et celle qui incombe à la sphère privée, cela conduit la plupart du temps à la négation des causes professionnelles ; le principe d’imputabilité est ainsi remis en cause.

Il ne s’agit donc pas de quantifier les origines mais de reconnaître que le travail a pris une part dans les pathologies, voir la mort, de salariés.

Dans le milieu de la recherche en santé au travail, le lien est clairement établi entre atteintes à la santé mentale (et ses dérivées en terme de santé physique et sociale) et l’organisation du travail (dans ses différentes facettes : charge de travail, effectifs, collectifs de travail, délais, mode de coopération, etc…).

Par contre, paradoxalement, quand ce type de situation se présente, la reconnaissance de ce lien avec le travail n’est ni établi, ni recherchés. Dans la plupart des situations, ces phénomènes sont donc renvoyés à l’individu : c’est l’individualisation des problèmes qui est privilégiée et qui explique une « psychologisation » de l’approche (renforcée par une médicalisation souvent nécessaire), mais qui occulte les dimensions sociales et organisationnelles des causes de ces risques.

Cela conduit aussi à la « victimisation » qui ne fait plus appel à la conscience et à la compréhension mais à la plainte ou au soutien.

En conséquence, toute approche préventive est exclue, au profit d’un principe de « gestion » (individuelle) et/ou de « réparation » (médicale et paramédicale) de ces risques.