communiqué du 25 mars 2019

L’accroissement considérable des situations de souffrance et de suicides en lien avec le travail et le faible nombre de structures associatives et syndicales susceptibles de venir en aide aux victimes ; conduit à ce que notre association, composée uniquement de bénévoles, soit actuellement sollicitée au delà de ses capacités à répondre à l’ensemble des demandes.

Vous avez en effet été nombreux à nous écrire et nous solliciter suite aux articles que nous avons écrits et publiés sur notre site et sur le site de Médiapart, et repris par Marie Pezé sur son site (souffrance et travail).

Malheureusement, nous ne pouvons pas prendre en charge ces nouvelles demandes d’aide individuelles, des situations qui racontent toutes de graves dérives administratives, rendues possibles du fait de l’isolement des victimes, l’absence de soutien, et du fait de la complexité de dossiers où s’accumulent souffrances, mauvais traitements, et démarches pour tenter de s’y opposer.

Néanmoins, nous savons combien il est important pour chaque victime de ne pas être seule à traverser ces périodes longues et douloureuses, à faire face au déni, à se confronter à la maltraitance et aux obstacles administratifs et juridiques de la reconnaissance en accident du travail ou maladie professionnelle. Nous savons aussi qu’il ne peut y avoir de prévention de ce type de risque sans mise en visibilité des dégâts humains que produit une organisation délétère.

Si nous ne pouvons pas traiter ces demandes « au cas par cas », nous réfléchissons en revanche à des propositions d’actions collectives afin de  donner une visibilité sociale à ces situations méconnues (ou sous-estimées, banalisées) dont nous sommes témoins. Ces actions collectives permettraient à chaque victime de sortir de l’isolement auquel chacun est confronté face à la maltraitance et aux obstacles politiques, administratifs et juridiques de la reconnaissance.

Très prochainement, nous serons en mesure de proposer des actions permettant de faire connaître collectivement les épreuves que vous traversez.

Cette mise en visibilité collective (dont les formes restent à déterminer et à partager avec ceux et celles qui s’adressent à nous) serait, selon nous, l’un des moyens d’alerter les acteurs sociaux concernés par ces injustices et obtenir enfin des pouvoirs publics les mesures qui s’imposent.
Nous vous invitons, par ailleurs, si ce n’est pas déjà fait, à consulter les différents guides et informations sur ce site (entre autres) vous permettant d’agir face à ces situations.

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